10 mars 2009
Et si nous passions au salon?
Portée par le succès de son précédent challenge (souvenez-vous, la présentation de la table de chevet!), Lisa nous lance un nouveau défi: notre salon en quatre photos d'objets que nous aimons et pourquoi...
- le canapé of course (avec les tissus qui habilleront "un jour" des coussins!); on se verrait bien s'y lover avec un livre... mais dans les faits, c'est surtout le terrain de jeu des enfants!
- la vieille collection de cartes postales de chat de Siné (offertes par ma grand-mère qui me savait fan!) que j'ai enfin encadrées pour les avoir toujours sous les yeux, toutes!
- une de nos nombreuses cartes scolaires Vidal Lablache...
- la cage récupérée dans la rue et dont j'allume la guirlande quand il fait sombre, et le "chat-taigne" qui guette les petits oiseaux que j'y ai mis!
Un salon qui manque un peu le luminosité, mais c'est le défaut de sa qualité: les maisons brésiliennes sont construites de telle façon que le soleil n'y pénètre pas. C'est hélas nécessaire pour préserver la fraîcheur...
11 octobre 2008
au jardin!
J'ai bien fait de vous dire hier qu'il faisait moche, ça a fait venir le soleil! La châleur, aps encore, mais chaque chose en son temps...
Pour célébrer cette évènement, Marin et moi avons passés la matinée dans le jardin. Et comme ça faisait un moment que nous n'en avions pas profité, ce fût l'occasion de faire des découvertes et de goûter à de menus bonheurs...
une feuille de cocotier si dure et acérée qu'elle s'est plantée comme un pieu en tombant
le colibri dans cet arbre aux fleurs si belles et si odorantes que, le soir, j'en sens le parfum jusque dans la cuisine
le bougainvilliers haut en couleur; mon endroit favori, ombragé et retiré, loin du tumulte: idéal pour une petite sieste (mais c'est que pour la photo là... après on va dire que les femmes au foyer n'en font pas une!!!)
les pitangas qui jonchent le sol (pour les curieux, c'est ici!) et dont Marin se gavent littéralement
Et nous avons bien fait d'en profiter. Cet après-midi, le gris est revenu... et dans peu de temps, il fera bien trop chaud pour rester au jardin. Pfff, jamais contente!
... et malgré les apparences, non, je n'étouffe pas mon fils. C'est un vrai calin dont chacun des protagonistes a été consentant!
13 septembre 2008
Dans l'arbre
Mes serins ont bien exprimé leur souhait de retrouver le milieu naturel. Depuis notre emménagement dans notre nouvelle maison, le lieu favori de leurs jeux et de leurs après midi ensoleillés ce n'est pas la chambre que leur maman leur a agencé avec amour, mais le manguier au fond du jardin.
Mais passer l'après midi en équilibre entre deux branches, ça devenait un peu fatigant et parfois aussi périlleux. Le papa a donc eu la bonne idée de leur confectionner un perchoir adapté et plus confortable.
Le bricolage s'est étalé sur plusieurs WE. Une expérience nouvelle qui a nécessité quelques adaptations et plusieurs allers retours chez le menuisier. Les branches du manguier ont été protégées pour qu'il ne souffre pas de cette transformation forcée: Un parfait exemple de l'intégration de l'habitat dans un environnement naturel non boulversé.
Désormais, les serins peuvent convier leurs petits copains des arbres avoisinants: leur nid est devenu un QG apprécié des petites pies bavardes!
14 août 2008
Doux réconfort
Ca doit sans doute vous faire sourire, mais une chose appréciable au Brésil c'est de posséder une cheminée. Il me semble l'avoir déjà dit, mais les soirées d'hiver sont humides (merci les tropiques!), froides (pas de chauffage, une isolation qui laisse à désirer) et sombres (il fait nuit à 17h). Alors forcément, on en rêve du feu qui crépite dans l'âtre, de la châleur qui se diffuse dans le salon, de l'odeur âpre du bois qui se consume et de la peau de bête avec du champagne.
Dans notre maisonnette, point de cheminée. On se réchauffe avec des polaires en couches multiples et de seyantes petites pantoufles, on boit du chocolat chaud et finalement, on préfère sortir, car il fait souvent bien meilleur dehors que dedans! Mais, j'ai aussi un autre petit truc qui me réchauffe, ne serait-ce que de façon illusoire. Il s'agit de ma cage à oiseaux. Celle que j'avais récupérée au rebut et agrémenté de quelques oiseaux de papier. En y ajoutant une guirlande lumineuse, je me suis confectionné ma petite source de chaleur perso. Le soir venu ou lorsque les journées sont grises, j'appuie sur l'interrupteur et voilà que tout s'éclaire...
07 août 2008
Ca nous apprendra!
On a voulu faire les malins. Passer d'une maison de 500m2 à 150m2. Perdre des m2, mais aussi un nombre de pièces considérables, dont la chambre d'amis. "Pas grave" qu'on s'est dit, on va mettre une cabane dans le jardin. La cabane? Pas possible, pas standard ce qu'on voulait ou trop cher. Une tente alors? Super, chez Décathlon à São Paulo, il y en a une géante, on peut même tenir debout!
Alors me voilà avec la tente qu'il faut que je monte parce que ma maman arrive demain matin et qu'il faut préparer tout ça. Je déballe, confiante. Ben oui, j'ai été scout. Les tentes n'ont pas de secret pour moi! Sauf que là, elles ont dû évoluer les tentes depuis "bip" années! La tente gît au milieu de la pelouse et je ne sais par quelle bout la prendre... Ouf, il y a une notice explicative avec des petits dessins comme pour monter un meuble Ikéa. Un truc qu'ils font sans mot comme ça c'est à la portée de tout le monde. Sauf que là c'est pire que de monter une étagère. J'y comprends rrriiiennn!
Une heure à tourner autour, à se faufiler dedans (faut pas être claustro!), à retourner les choses dans tous les sens... rien! Pas l'ombre d'un début d'un truc! Je m'en vais donc de ce pas quémander de l'aide à quelqu'un... qui?! Je vous raconterai...
Edit du lendemain soir: ouf, une tente montée en une 1/2 heure par deux gaillards embauchés pour l'occasion... oui, mais j'avais bien préparé le terrain, hein?!
Re-édit: Et une fois l'intérieur aménagé, ça donne ça:
C'est cosi, non?
05 août 2008
Un mois sans moi
J'avoue, j'ai fantasmé... Telle un Le Nôtre des temps modernes (le jardinier, pas le traîteur!), je me voyais déjà créatrice d'un jardin merveilleux, regorgeant de mille et une fleurs resplendissantes et odorantes que j'avais plantées avant de partir. Et voilà qu'à mon retour, en guise de jardin chatoyant, je trouve une pelouse jaunie, des rosiers à l'agonie et des boutures qui n'ont pas pris. Triste mine! Mais qu'avais-je imaginé en plein hiver?
J'y traîne beaucoup dans mon nouveau jardin. Pas forcément très active, mais surtout contemplative. Alors, cette fois, à force de contempler, d'observer, de scruter, je les ai trouvées finalement. Toutes ces petites pousses qui s'étaient faites en silence pendant le mois de juillet. Des fleurs inconnues un peu fantastiques qui sont apparues là, tout en-dessous des feuilles (même que j'avais dû me mettre à quatre pattes pour les découvrir!), un citron qui avait survécu à ma cueillette précédente, de petits boutons au parfum ennivrant sur l'oranger caché au fond du jardin, une belle fleur rose qui s'était frayé un chemin sous le toit, un bougainvilliers qui se réveillait enfin après des mois de désolation... Et je délire peut être un peu, mais je me suis dit que c'était un peu comme si toutes ces pousses s'étaient cachées pour me faire la surprise (non, non, il n'y a rien à fumer dans mon jardin!).
PS: Coralie, le bougainvilliers qui s'en donne à coeur joie, c'est le tien!
15 mai 2008
état des lieux
Voilà, le bail a enfin été signé par toutes les parties. Je respire. C'est vrai, jusque là nous n'étions sûrs de rien. Nous avions les clés de la maison, mais ça n'avait aucune valeur. Ca me permettait juste d'aller régulièrement visiter la maison et me dire que, décidemment, elle est bien sympa.
Cela dit, grâce à ces clés, j'ai pu commencer à préparer un peu le terrain. Quelques peintures à rafraîchir, égayer certaines chambres avec des teintes plus vives, prendre les rendez vous indispensables: le vitrier (les fenêtres des chambres étaient translucides et non transparentes, étouffant!), l'entreprise d'"éradication des bestioles", celle du nettoyage des moquettes... Il faut avancer doucement pour ne pas se laisser prendre par les délais. L'emballage des cartons, ce sera pour ma pomme!
Alors comment est-elle cette maison?
- Petite, c'est la première chose qui me vient à l'esprit, puisque c'est essentiellement pour cette raison qu'elle me plaît tant. L'espace, c'est le luxe? pas pour moi. Une année dans une maison de 500m2 m'a suffit pour me rendre compte que tant de place, tant de pièces et de recoins me mettaient mal à l'aise. J'aime l'idée d'avoir mon petit monde autour de moi, de ne pas avoir à crier pour me faire entendre d'un bout à l'autre de la maison.
- Simple. Pas d'étages, pas de marches à chaque coin de pièce, pas d'angles fantaisistes, pas de dorures dans les salles de bain. Juste ce qu'il faut et l'avantage de pouvoir poser Marin par terre sans craindre ni chute, ni terre avalée (ici, il y a un jardin d'hiver)...
- Sans piscine. Eh oui, finalement c'est un avantage. Beaucoup de frais d'entretien et il fallait vraiment de fortes chaleurs pour que nous y trempions nos orteils. Elle va probablement manquer à nos invités... on trouvera à les occuper pour que ça passe inaperçu!
- Une cuisine avec vue sur le jardin. Au Brésil, les cuisines ont généralement vue sur le mur du voisin. Tout simplement parce qu'ici ce sont les employées qui sont dans la cuisine! Mais nous, la cuisine, c'est notre lieu de vie: les repas, leur préparation, les devoirs, les dessins ou la pâte à modeler, les discussions improvisées... Alors un lieu clair, confortable et avec une belle vue, c'est bienvenu!
- Un kiosque avec churrasqueira. La churrasqueira, c'est le lieu indispensable au Brésil. Un barbecue en dur que l'on trouve dans toutes les maisons. Même les appartements en sont pourvus. Le nôtre était au fin fond du jardin, isolé et peu utilisé donc. Désormais, nous aurons notre churrasqueira sous un charmant kiosque en bois orné de plates grimpantes à fleurs, à proximité de la maison. On va pouvoir se régaler!
- et bientôt des papillons! Depuis quelques semaines, à chaque visite, les filles vont observer des chenilles qui ont pris leur quartier sur un petit arbuste au fond du jardin. Au début, c'était franchement pas ragoutant! Mais désormais, elles commencent à fabriquer leur cocon et l'idée qu'elles se transorment bientôt en beaux papillons nous ravit!
Bien sûr, cette maison n'est pas parfaite: il va falloir faire une sacrée gymnastique intellectuelle pour imaginer l'agencement en sachant que nous allons perdre environ un tiers de surface, les filles devront apprendre à cohabiter dans une seule chambre et il manque une pièce qui servirait de chambre d'amis et de bureau... mais, il faut aussi penser à notre retour en France. Là bas, c'est un appartement de 85m2 qui nous attend, alors transiter par une maison de 150m2 sera une bonne préparation!
Edit du 15 mai au soir: après rectification sémantique de Renata, je corrige; il s'agit donc d'une churrasqueira et non d'un churrasco!
06 mai 2008
un jardin tout beau,... tout nouveau!
Il ne vous dit rien ce jardin? C'est normal, ce n'est pas le nôtre. Enfin, si c'est le nôtre. Quoique pas tout à fait... Je ne suis pas claire? Je m'explique:
Vous vous souvenez de mon coup de mou d'il y a quelques semaines, à propos de cette maison sur laquelle je fantasmais? Les choses ont bien évolué depuis... Illustrant à la lettre le proverbe selon laquelle: "ce que femme veut, Dieu le veut", les choses ont fait leur petit bonhomme de chemin et nous avons finalement signé le bail de cette maison dont je parlais alors. Je reste encore un peu frileuse car le garant n'a pas encore apposé sa signature, mais il y a peu de raisons qu'il ne le fasse pas et nous avons déjà les clés.
Je dois dire que si j'apprécie particulièrement cette maison, c'est aussi et surtout pour son jardin. Il faut savoir que nos critères et nos goûts en matière de jardin sont très éloignés de ceux des Brésiliens, d'où la rareté de la chose. Les Brésiliens privilégient la surdimension de la maison et laisse en guise de terrain un petit bout de quelques mètres carré, bien souvent dallé et occupé essentiellement par une piscine.
Ici, point de dalles ni de piscine! Mais un terrain de taille respectable avec une grande pelouse, des arbres fruitiers (acerolas, mangues et oranges!) et une multitude de rosiers. Autant vous dire que j'ai eu un sacré coup de foudre devant cette rareté au Brésil!
Nous avons donc profité d'une fin d'après midi ensoleillée pour commencer à défricher et nettoyer un peu ce petit bout de paradis, laissé à l'abandon depuis plusieurs mois. Un moment de cueillette pour Salomé et Rose et de d'exploration pour Marin. Maman, sécateur à la main, était dans son élément... les têtes qui dépassaient n'avaient qu'à bien se tenir!
22 avril 2008
un navire et son Marin
Après le petit monde rose de Salomé, entrez dans l'univers aubergino-bleuté de Marin...
J'avais profité de mon dernier mois de grossesse, en août, pour préparer la chambre du bébé. Les filles étaient parties pour un long mois en France et je tournais comme un lion en cage. Ce mois a été riche en bricolage en tout genre: j'ai repeint la chambre de Salomé et celle du bébé (celle de Rose est restée blanche), installé de nouveaux rideaux, "customisé" la table à langer, retapé une vieille chaise en bois, repeint le coffre à jouets et le lit à barreaux... Bref, il fallait que je m'occupe pour étouffer mes états d'âme: la maison se trouvait vidée de ses bruyantes occupantes, le gynéco m'apprenait que la césarienne serait quasi inévitable, ma copine Coralie était repartie chez les ch'tis et puis, le dernier mois de grossesse parait toujours interminable...
Puis Salomé et Rose sont revenues avec leur mamie et ont joyeusement réintégré les lieux et notre petit Marin a pointé le bout de son nez. Le bruit et l'agitation ont ainsi repris leur place dans notre grande maison, me laissant parfois un petit goût de nostalgie de ce mois d'août où j'avais eu le temps de m'ennuyer... un peu.
05 avril 2008
1 table + 6 chaises = APT (amour pour toujours!)
Nous avons beaucoup d'espace dans notre maison et notamment, une "salle à déjeuner" et une "salle à dîner"! Etant donné que nous vivions jusqu'alors dans un appartement de norme française et non brésilienne, nous n'étions pas équipés pour remplir tout ça!
J'avais donc un prétexte tout indiqué pour me mettre en quête d'une table en bois, petit luxe dont je rêvais depuis moultes années. Pas évident de trouver un meuble qui remplisse les exigences de chacun, en particulier aux vues des standards décoratifs brésiliens. Nous avons finalement jeté notre dévolu sur une table neuve. Tant pis, notre désir de table de ferme passant ainsi à la trappe. Sauf que ça c'était il y a huit mois et que la table est restée nue, càd sans chaises, pendant tout ce temps. Impossible de trouver des chaises qui nous plaisent!
C'est enfin fait! Elles n'ont rien d'extraordinaires, me direz vous, ces chaises. C'est bien là toute la complication: l'adjectif "simple" a visiblement été bani du vocabulaire des fabricants de meubles brésiliens! Enfin, moi je suis toute contente que notre table ne ressemble plus à un billard!
Regardez moi cette harmonie! Quel beau couple!
Et du coup, on peut se faire des grands goûters sympas, même si c'est dans notre "salle à dîner"!
Reste à savoir désormais où nous caserons tout ça dans nos 83 m2...et demi lors de notre retour en France!
































