31 janvier 2009
And so?
De retour. Après une semaine sans internet ni téléphone (ou presque... juste pour appeler mon cher et tendre resté à Pinda). Je découvre vos mots et je suis touchée. Sincérement, merci. Merci à toutes!
Alors, cette semaine, c'était comment?
Dépaysant? Tout à fait. La découverte d'une région du Brésil que nous ne connaissions pas encore et tellement différente d'ici. Des paysages nouveaux, des villes nouvelles, des têtes nouvelles... Juste ce qu'il me fallait!
Revigorant? Aussi. Mes enfants sortis du quotidien. De franches rigolades. Une cure de vitamines (aaah, les fruits, huuummm, les jus!)... et de phytothérapie (rarement vu autant de soleil aussi longtemps, même s'il se couchait à 18h!)
Reposant? Alors là... bémol. Réveils tous les matins entre 4h30 et 5h (sauf une exception à 6h30!!!). Impossibilité de déléguer en tant qu'autorité parentale (les beaux-parents, on ne peut pas leur coller les mouffetons dans les bras en claquant la porte pour aller prendre l'air lorsque l'envie se fait pressante de crier qu'on vous f... la paix de souffler un peu, simplement!). Dévolution du rôle de GO: organisatrice/conductrice/coordinatrice, pour ma pomme... pas toujours envie.
Alors, ça fait grise mine dans votre moral hivernal? La gastro/ la bronchio/ la laryngo vous sortent par les yeux? L'horizon obscur le matin, l'horizon obscur le soir, vous en avez ras le bonnet à pompons? Restez en ligne: Compte rendu avec photos vitaminées à venir!
23 janvier 2009
Toucher le fond
Le marathon des trois semaines passées en France (jouissif mais exténuant!), les températures extrêmes, les pleurnicheries et les sollicitations des enfants fa-ti-gués, les dix jours passés en compagnie de la gastro (dernières victimes en date: ma belle-mère mercredi, Salomé la nuit suivante...) , l'impression d'être otage de cette pluie omniprésente, la vacuité de mon quotidien ici, la monotonie dans laquelle je m'englue, les petits tracas, les grands soucis, seront venus à bout de mon enthousiasme. De ma santé mentale un peu aussi.
Nous partons pour une semaine dans le Nordeste. Un voyage rêvé et préparé de longue date. Je devrais frétiller d'impatience... Mais l'angoisse qui m'empare à l'idée de préparer encore une fois les bagages pour tous, à l'évocation d'1h30 de voiture et 4h de vol avec les trois petits occulte tout plaisir.
J'espère que je vous reviendrai requinquée...
22 janvier 2009
L'aventure au coin de la rue (tome 6): préparer un bon petit dîner
Nous voici donc au tome 6 de ces aventures. Vous êtes par conséquent désormais bien conscients du caractère parfois épique que la vie d'un Français au Brésil peut revêtir.
Attention, il ne s'agit pas du genre d'aventures qui nous conduiraient à traverser l'Amazonie à l'aide d'un coupe-coupe tout en étetant habilement un serpent de 12 mètres de long, ou de celles qui nous améneraient malencontreusement au sein d'une favela de São Paolo à 1h30 du matin avec Rollex et sac Vuitton.
Non, non. Revoyons la notion d'aventure à la baisse. Il s'agit plutôt ici du chemin de croix de la ménagère qui aurait dans l'idée de préparer un bon petit dîner pour ses amis.

les roses du jardin...
(tu as vu Agathe, le Père Noël m'a apporté les tampons lettre!)
Dans un premier temps, la ménagère se doit d'assembler l'ensemble des ingrédients nécessaires à l'élaboration du menu qu'elle aura soigneusement établi.
La visite au supermarché de Pindamonhangaba s'avérera immédiatement superflue: il est bien évident que la ménagère n'y trouvera pas les denrées convoitées. Cette dernière n'hésite donc pas à se rendre à la prochaine grande ville. La ménagère est super motivée.
Pourtant même au grand supermarché de la grande ville, on ne trouve: ni dattes, ni ciboulette, ni vinaigre de xérès, ni sucre glace, ni Riesling. Qu'importe. L'expédition se poursuit à l'hypermarché sans plus de succès. Idem à la seule et unique épicerie fine des environs.
La ménagère ne se démonte pas. Il y aura toujours moyen de s'arranger avec les ingrédients trouvés pour concocter de savoureux petits plats.
tomates cerise au basilic et à l'huile d'olive/ boulettes de chèvre frais à l'oignon frais et au sésame grillé
palmiers au pesto et jambon
Dans un deuxième temps, la ménagère se réveille dans un sursaut de sueurs froides, le jour J à 6H du matin: les recettes sélectionnées pour le menu l'ont été sur le net... or, point de net ce jour-là. Car il faut savoir qu'au Brésil l'internet est une science limite artisanale et/ou moyenageuse et que les techniciens n'hésitent pas une seconde à vous couper du reste du monde pendant trois jours pour cause de "manutention". La ménagère avait été informée, mais elle n'avait pas été prévoyante.
Le recours auprès des voisins s'avérera infructueux, eux mêmes étant victimes de ce fournisseur d'accès. La panique s'empare de la ménagère. Impossible de reconstituer l'élaboration de ces mets pour lesquels elle a parcouru la région la veille!
Elle finit par squatter PC et imprimante chez ses gentils amis qui demeurent à quelques kilomètres de là. Elle rentre chez elle les recettes à la main et le sourire aux lèvres.
moqueca de poisson et crevettes
(mais aussi entrée: bouchées de poulet à la sauce acidulée à l'orange, trouvée ici)
L'élaboration quelque peu marathonienne du dîner lui-même va finalement sembler une formalité pour la ménagère quelque peu désorientée par ces deux demi-journées de quête échevelée.
petites crèmes au caramel et madeleines
cannelle/figues séchées/noix de pécan (inspiration ici)
Et peut-être sont-ce justement ces moments de fébrilité qui feront que ce repas partagé avec de bons amis aura eu une saveur un peu particulière...
Et je vais vous dire un truc, qui n'a absolument rien à voir avec la choucroute, mais j'ai besoin d'extérioriser!
Sachez que ce billet était fin prêt cet après-midi: deux journées entières pour sa rédaction, mais surtout pour télécharger les photos. Parce que, oui, oui, pour télécharger 1 seule photo réduite à environ 100 ko, je peux mettre des heures avec mon débit minable!
Bref, je paufine mon billet et voilà que se pointe le technicien de mon fournisseur d'accès à internet à qui je bassine les oreilles que "c'est pas possible ce débit à la noix". Et vous savez ce que fait ce neuneu? Il me ferme mes fenêtres sans rien dire, sans sauvegarder, rien! J'ai TOUT perdu! Et comme au final, il ne m'a rien arrangé du tout avec mon débit gravissime (il parait que ça ne "huploade" pas assez! mais le download va bien, je vous rassure...), ben j'ai repassé des heures à tenter de reconstituer mon texte et à télécharger mes photos! C'est dire si je suis motivée!
(et pourquoi n'ai-je pas cette incroyable patience avec mes petits?!!!)
21 janvier 2009
Merci!
Princesse Salomé vous transmet un grand merci pour vos petits mots et messages.
Elle est drôlement fière d'avoir eu des mails et des commentaires rien que pour elle!
PS: la gastro, c'est comme la bonne parole: nous la répandons autour de nous. Trois copains et notre Rose aujourd'hui!
19 janvier 2009
6 ans
Ma Salomé, ma Zazou, 6 ans (pardon?!!!) aujourd'hui...
Ma reine des fantaisies. Ma princesse aux contradictions. Mon exquise duchesse.

(une photo d'Aymeric qui date un peu, mais que j'aime beaucoup!)
Bon anniversaire, ma GRANDE fille!
16 janvier 2009
quelques nouvelles du front (chaud)
Je vous ai laissés en haleine, sans nouvelles d'un Marin en proie à un vilain virus comme on ne les aime pas. Trois jours après, la fatigue et les maux de ventre sont toujours là, mais nous retrouvons un peu de vie dans une maison qui prenait des allures fantomatiques (il faut dire que maman compatissante je suis, maman malade je fûs aussi donc!).
la gastro: bien le seul truc à venir (un peu) à bout de l'énergie de mon bonhomme!
Et ça lui donne l'oeil vif et l'air aimable, non?!
Du coup, ma super semaine sans les filles n'a pas eu le succès escompté. C'était THE semaine sur laquelle je fantasmais depuis des semaines, voire des mois. Celle qui me permettrait de me reposer, de dormir 10H par nuit, plus 4H de sieste par jour, mais aussi qui m'aurait permis de faire toooouuuut ce que je n'arrive pas à faire en temps normal, vous voyez quoi, du pur fantasme!
Et au final, en cinq jours, mon wonder programme, ça a été:
premier jour (arrivée de France): rangement des valises et grosses courses;
deuxième jour: Marin à l'hosto,
troisième jour: Marin avec de la fièvre;
quatrième jour: gastro pour moi, merci!
et enfin, cinquième jour: re-courses (c'est fou ce que ça part vite, même quand on ne mange rien pour cause de gastro!) et paperasse.
Donc, si on fait le compte il me reste deux jours pour: dormir environ 47 heures, préparer l'anniversaire de ma grande, faire le tri dans les vêtements des enfants, trier et ranger le débarras (qui se devra d'être ni-ckel!), inviter tous nos copains à dîner, préparer l'arrivée des beaux-parents lundi avec les filles, coudre deux robes, une blouse, un pantalon et trois-quatre coussins (ah, et j'oubliais, un plaid pour l'anniv de ma grande)... vous croyez que c'est réalisable ou je me fourvoie un peu?
PS: et pour continuer dans les réjouissances, notre fournisseur d'accès à internet va nous couper du reste du monde pendant deux jours pour cause de manutention! AAaarrrrggghhh!
13 janvier 2009
Choc climatique
dimanche 11 janvier
Paris
-3°C
air sec
je me réfugie dans les boutiques qui font soldes
lundi 12 janvier
Pindamonhangaba
+ 38°C
air saturé d'humidité
je me réfugie au rayon surgelés de mon supermarché
Il n'y a bien que Marin pour courir de joie dans tous les sens! Décidément, pas fait pour l'hiver en France, ce petit!
Edit de ce soir: un sale virus qui s'est glissé sournoisement dans notre valise et voilà notre gai Marin qui a passé l'après-midi aux urgences pour déshydratation... Oui, vraiment, cet hiver français n'est pas son ami.
11 janvier 2009
Cousines
Envie de retourner dans ce désert un peu lunaire. Des kilomètres carré de dunes qui s'étendent bien au-delà de la côte, vers l'intérieur des terres. Un tel espace, où chaque dune semble ressembler à sa voisine, qu'il devient très facile de se perdre!
Envie d'y retourner avec l'APN pour saisir la beauté de la lumière de ce bel hiver nordique. A mon expédition qui initialement devait être solitaire vont finalement se greffer Salomé, puis mes nièces Marie et Pauline. Les chemins déserts et les dunes habituellement silencieuses se sont emplis de leurs cris et de leurs rires... Instants de grâce.
Notre parenthèse française s'achève sur ce billet: ce soir, nous nous envolons pour le Brésil, laissant Salomé et Rose profiter encore quelques jours de leurs grands-parents...
06 janvier 2009
des étoiles dans les yeux
Nous y allions chaque année. Une parenthèse enchantée dans le gris Paris de l'hiver. Déjà les poupées et les peluches, les voitures et les trains se retrouvaient automates sous les feux des projecteurs. Enfants, nous nous pressions pour accéder aux estrades, nos petits nez collés sur les vitres qui s'embuaient et nos parents tentant de ne pas quitter du regard leur progéniture happée par la foule. Nous rêvions en regardant ce spectacle brillant de mille feux, en rêvant à ces poupées qui vivaient presque et à la douceur des panthères noires qui ondulaient.
Puis, il y a eu une pause. Des dizaines d'années à oublier cette orgie de paillettes. L'adolescence, les études, les voyages et l'éloignement avaient jouer leur rôle et détourner l'attention des enfants qui ne l'étaient plus.
L'heure était venue de me replonger dans cet univers et d'en retrouver la magie avec le même regard émerveillé. Peu de choses ont changé.
Une chose peut-être: ce sont désormais les mètres de liberty servant au décor qui me font rêver et non plus les jolies petites poupées aux joues roses...
On y était à 22h passées et il y avait encore foule... sont pas fous ces Parisiens?!!!
03 janvier 2009
Marathon
Je ne vous apprends rien: au Brésil, ce qui me manque ce sont la famille et les amis, la culture... et le shopping.
Autant vous dire que lorsque nous débarquons sur le sol français, le programme est chargé et que chaque seconde est exploitée pour faire le plein de ces choses vitales et repartir sous les tropiques chargés à bloc.
Mais comme pour toute course de longue haleine, il faut savoir ménager sa monture et trouver le rythme qui permettra de tenir jusqu'au bout sans s'épuiser.
C'est le départ. Tout le monde s'élance avec enthousiasme. Il est parfois tentant de courir trop vite, d'en faire un peu trop et de voir se former le point de côté. Mauvais ça, le point de côté! Obligation de ralentir, parfois même de s'arrêter et par conséquent, de passer à côté de moments précieux.
Puis, une fois qu'on a trouvé son rythme et qu'on s'est adapté, on ressent le bien-être et c'est là qu'on profite pleinement de la course. On se sent bien, un peu euphorique. La fatigue ne se fait pas encore sentir.
Vient pourtant l'instant où on s'essouffle, où ce qui faisait la joie des moments précédents finit par lasser et on finit même par être un peu écoeuré.
Enfin lorsque la course se termine et qu'on finit sur les rotules, on regarde derrière soi, satisfait, et on est bien content d'être allé jusqu'au bout et de repartir l'esprit chargé de souvenirs.
Brésil-Paris-Le Touquet-Lille-Paris, puis encore Lyon-Paris-Brésil. Les valises pour cinq, faites, déballées et refaites. Des moments de partages, de franches rigolades, des isntants de complicité, de découvertes. Mais aussi de la fatigue, un petit brésilien allergique au froid mordant, de la promiscuité sur plusieurs semaines...
Quand nous repartirons, comme à chaque visite, nous nous dirons que la prochaine fois, il nous faudra être plus raisonnables, alléger le programme. Et comme toujours, la prochaine fois, nous ne résisterons pas au plaisir de voir tout ceux qui nous manquent, de rattraper notre retard culturel et d'user nos semelles sur les trottoirs... et dans quelques belles boutiques. Toujours d'attaque!

le thêatre du Chatelet Paris la Halle Saint Pierre












































