29 novembre 2008
Lumière
Se lever au petit matin lorsque la petite aiguille vient d'atteinder le 6.
Trouver la motivation pour sortir du lit. Certains jours, se dire qu'on resterait bien sous la couverture à regarder le plafond, comme si on n'avait que ça à faire.
Prendre sa douche rapidement. Mais laisser couler l'eau dans son dos en attendant que le corps rejoigne l'esprit.
Réveiller trois petits corps chauds abandonnés aux délices du sommeil des petits matins.
Préparer son petit monde un peu dans l'urgence, pour être à l'école à 7h15. Seule, trop souvent, parce que le papa est en déplacement.
Devoir presser, élever la voix alors qu'on aimerait que les choses coulent d'elles mêmes, avec la naïveté de se dire que ça devrait être rodé depuis le temps...
... mais lorsqu'on se réveille avec les rayons du soleil qui viennent se projeter juste au-dessus du lit, c'est fou comme tout parait beaucoup plus simple!
Ce WE, nous allons chercher la lumière sur le bord de mer... A lundi!
28 novembre 2008
All around the world
L'avantage quand on habite loin de ses "fournisseurs", c'est qu'une fois passée commande, on a tendance à l'oublier un peu étant donné le temps qu'il lui faut pour arriver jusqu'au destinataire.
Lorsque le coursier est venu déposer ce petit paquet, j'ai d'abord cru qu'il venait livrer du pain (pas commandé) et j'étais à deux doigts de le renvoyer sur sa moto. Et là, je découvre le tampon: Portugal! Aaaah, mon colis de Rosa Pomar! Complétement sorti de la tête celui-là!!!
Alors après avoir arraché le papier de mon paquet nippon, j'ai arraché celui de mon paquet portugais... Avec tout autant de délice!
Mais c'est qui Rosa Pomar, d'abord?! C'est une créatrice portugaise. Dans sa boutique en ligne, on trouve ses propres créations, délicieuses, mais aussi des tissus et des objets japonais à tomber (Japon-Portugal-Brésil, y a plus court, non?!).
cliquez sur la photo pour aller voir... c'est en portugais, mais il ya aussi une version en anglais!
26 novembre 2008
'Ta louco!*
* c'est du grand n'importe quoi! (ndlr: traduction non littérale, mais c'est tout à fait ça!)
Il y a quelques semaines, je vous racontais dans ce billet, que le temps avait complétement déraillé, qu'on était sensé crever de chaleur, mais que les pulls étaient toujours de la partie. Et bien depuis... rien n'a changé!
Et le "'ta louco!!!" indigné et abasourdi ponctue mes journées de ça et de là, lancé par des Brésiliens qui n'en croient pas leurs yeux ni leur chair de poule.
novembre au Brésil: 35°c... oups pardon, j'ai oublié la virgule!
Mon remède "coussins de couleurs" et mes différentes incantations n'ont aidé en rien. Alors, comme je suis célèbre de par ma très grande capacité à po-si-ti-ver (pour ceux qui ne me connaissent pas: c'est une blague! Ceux qui me connaissent ont certainement déjà les yeux au ciel!), je me suis creusée le ciboulot pour trouver un moyen de tirer parti de tout cette froidure.
Et voilà, ce qui ressort de ma plongée au tréfond de mes neurones: Quand le moral n'est pas là, quand tu as vraiment froid, tu n'y couperas pas, des sucreries tu mangeras!
Au fourneau les filles (Marin n'a pas encore son tablier officiel de cuistot!) et hop, de bonnes petites crèmes vanille et caramel.
C'est bien ce que je pensais: c'est ça qu'il nous fallait!
Au prochain coup, comme j'ai embauché un sorcier vaudou, il y aura du soleil et je vous promets par conséquent de vous faire part d'un délice tout exotique!
25 novembre 2008
Armoire, ma belle armoire
Un petit tour au dépôt vente (c'est pas ma faute: j'en ai découvert un nouveau, fallait que je teste!) et voilà encore de quoi remplir notre "petite" maison...
Pour commencer (ça augure une suite, ça...!), une armoire vitrée, de celles qu'on trouve dans les hopitaux. [Pour ceux qui ne connaissent pas mon petit intérieur: j'adore les objets et meubles détournés. Bref...] Dans un état de crasse tel que j'ai d'abord cru qu'il faudrait la décaper et la repeindre.
Mais finalement, après avoir exploité ma fille de façon abusive récuré la chose à fond, elle est ressortie (presque) nickel.
Plus qu'à faire faire des étagères en verre, et hop, enfin un rangement parfait pour ma foultitude de tissus!
Bon, ça rentre tout juste. Donc deux résolutions:
1) je n'achéterai plus de tissus jusqu'à la prochaine fois;
2) je ferai plein de jolis cadeaux pour écouler un peu mon stock...
... à moins que je ne trouve une armoire plus grande?! Arrêtez-moi!
23 novembre 2008
Déjeuner en paix
Si je vous dit: "un resto assez chic avec trois jeunes enfants dont un bébé survolté"...?
Vous avez des palpitations, des sueurs froides et vous me répondez: "une cure de vitamines, un valium, des nerfs d'acier et une semaine de farniente pour récupérer!!!".
Haha! Sauf que vous n'êtes pas au Brésil!
Parce qu'au Brésil, le restaurant avec des enfants, c'est trop fastoche!
Déjà, vous arrivez, Monsieur et Madame, vous avez droit à un sourire poli. Si des enfants se pointent derrière: aaah, le sourire s'illumine et on sent l'enthousiasme sincère (non, non, c'est pas des blagues! Oubliez ce que vous connaissez en France!).
Les serveurs s'empressent autour de vous: Vous allez être aux petits oignons! Une chaise haute? Mais bien sûr, il y en a une dizaine. Un seul menu enfant pour deux? Sans hésitation. D'ailleurs souvent ils ne paient même pas.
Et je vous ai cité le resto chic pour augmenter la teneur en frissons, mais c'est valable dans tous les restaurants.
On trouve une pièce à part pour changer le bébé et parfois même une salle de jeux avec nounous pour occuper les plus grands pendant que papa et maman mangent tranquillement.
Et pourquoi ça? Parce qu'au Brésil, l'enfant est considéré comme tel. Un petit être en devenir qui a des besoins spécifiques, et non un mini-adulte dont on exige qu'il se comporte parfaitement. En acceptant les spécifités de l'enfant au lieu de se battre contre elles, les Brésiliens évitent une grande perte d'énergie et une cohabitation bien plus sereine où l'enfant fait partie intégrante de la société et n'est pas repoussé loin des adultes qu'il dérange.
Et voilà pourquoi aujourd'hui, alors que Marin traînait dans les pattes des serveurs (sans qu'ils leur viennent à l'esprit de s'en sentir incommodés), l'un d'eux a choisi de s'occuper de lui, le guidant jusque dans les cuisines qui l'intrigaient. Les serveurs pouvaient continuer tranquillement à servir, les parents à manger, Marin à vaquer à ses occupations et le serveur-nounou à sortir un peu de son train-train...
Attention, je ne viens pas prôner ici la permissivité excessive ni l'absence de limites dans l'éducation des enfants (ce qu'on rencontre fréquemment ici!), mais plutôt le plaisir de cohabiter en harmonie. J'ai toujours du mal avec les regards de travers et les réflexions acides lorsqu'on se déplace avec de petits enfants en France...
21 novembre 2008
Darwin au service du Père Noël
)Alors que tout le monde commence à décorer sa maison de guirlandes scintillantes et de répliques du Père Noël gonflable, en peluche, en plastique phosporescent, en céramique ou sous forme de luminaire (etc.), voilà que la faune se met elle aussi au diapason de l'avent qui approche.
Un papillon de nuit qui a troqué ses ailes brunes (pfff, d'un commun!!! tellement 2007!) pour une
parure effet "flocon de neige-collection Noël 2008" tout à fait dans l'air du temps...
Le Brésil est un pays qui nous réserve mille et une surprises!
20 novembre 2008
à "coeur" perdu!
Marin est un terrible. Ici, les gens disent de lui qu'il est branché sur du 220V en continu (il faut savoir que le coin fonctionne toujours au 110V et les habitants aussi un peu parfois, faut le dire...).
Il vous retourne la maison en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Court à gauche à droite: vous le croyez dans le jardin, il est déjà dans la rue. Il s'occupe très bien tout seul, toujours une bêtise à faire. Le seul moment où il aura besoin de quelqu'un, c'est lorsqu'il se sera perché sur le petit muret qui surplombe le canapé: il n'a pas encore tenté le plongeon direct sur le carrelage.
Il sait rendre son quotidien croustillant et absolument passionnant!
Alors forcément, je cours, ou plutôt j'acours, je râle, je peste et je commence même à me fâcher pour de vrai contre ce petit garçon qui me fait tourner en bourrique.
Dans le top 10 de "mes bêtises favorites", il aime particulièrment vider mon étagère à chaussures. Le sol en est jonché (j'ai "quelques" paires...) et il y en a même dans la cuvette des toilettes. Mais lorsqu'il vient en courant vers moi, une chaussure dans chaque main et les pose à mes pieds en disant "tin", mon coeur commence à fondre.
Deuxiéme étape du travail d'amadouage de la mère: Marin a encore piqué mon réveil et la pile a disparu pour la Xème fois. "Marin, bon sang de bonsoir, qu'as tu fais de la pile?!" m'écriais-je dis-je calmement en montrant l'espace vide. Il me mène au canapé et se penche tout en me fixant bien dans les yeux: "ah,ah!". Et oui, la pile est bien sous le canapé... et mon fils est un génie!
Etape ultime, après t'es cuite: alors que je suis encore en train de ramasser le sucre (en poudre bien sûr, sinon c'est pas drôle!) éparpillé sur le sol de la cuisine, il vient me faire un gros câlin, en faisant un "huuuummm" ronronnant. Je commence à perdre mes moyens. Faut-il vraiment que je me fâche?! Si, si, reprenons nos esprits. Une mère ne se laisse pas mener par le bout du nez, n'est-ce pas?
Vous pensez que je suis perdue? Que mon fils fera de moi ce qu'il voudra? Peut être. Mais l'expérience des mes deux précédents trésors m'aide à rester ferme lorsqu'il le faut, même quand Marin commence à tester l'option "grosse colère" sur ses parents.
Et surtout, ce que je trouve finalement fantastique, et c'est là où je voulais en venir (oui, je suis un peu bavarde parfois!), c'est que peu importe le nombre d'enfants qu'on peut avoir la faculté de s'émerveiller de petits riens reste intacte. L'histoire qu'on raconte aux enfants du coeur qui aurait la faculté de grandir à chaque enfant, ce n'est pas une légende pour les embrouiller et leur faire gober le petit frère/soeur à venir!
Et j'imagine que le coeur de ceux qui m'interrogent sur l'intérêt de faire des enfants à la chaîne (véridique!) doit être bien sec.
"Comment il fait le hérisson, Marin?" "Whouf, whouf!!!" ... presque mon chéri!
Un seul et unique regret: j'aurais aimé que les circonstances m'aient permis de savourer cette période si riche chez les filles aussi... Ca va si vite.
19 novembre 2008
Petit conte pour avoir chaud
Il était une fois deux petites bergères et leur petit frère berger qui vivaient au Brésil. Comme le Brésil est un pays où il fait souvent chaud et que leurs parents étaient fortement soupçonnés d'être une sorte de hippies, ces trois petits bergers vivaient souvent pieds et torse nus.
Les petits bergers avaient très envie d'aller voir un pays lointain, la France, où leurs moutons auraient du succès (ndlr: les Brésiliens ne sont pas mangeurs de mouton!).
Or, ce pays offrait beaucoup d'intérêts certes, mais aussi un climat froid assez hostile.
Ne pensant alors qu'au confort de ses petits, leur maman, la belle princesse, leur confectionna des gilets pour qu'ils aient bien chaud là-bas (et pas du tout, parce que c'est super tendance en ce moment. Pas du tout!)
pour le berger Marin

feutrine de laine chocolat et cotonnade toute légère (tout trouvé ici!)
(aïe, y sont pas repassés... pas beau, ça!)
pour la bergère Rose
feutrine de laine mauve grisé (achetée ici) et coton japonais (Kazé)
pour la bergère Salomé
feutrine de laine grise (toujours ici!) et coton imprimé (de ma maman) pris sur l'envers
Ouoouuuhhh!!! Aaaaaahhhh! Quelle originalité ces gilets! Les bras m'en tombent!
Ca tombe bien, y a pas de manches
(désolée, ça me démangeait...)
Et les petites bergères et le petit berger vécurent très heureux...
(Est-il nécessaire d'ajouter que le patron est tiré du livre des Intemporels pour enfants?! Les trois en taille deux ans avec rajout de cm dans la longueur pour les filles)
17 novembre 2008
de l'avantage d'une expatriation au Brésil
Tout est dans le titre...
Partir à la plage sur un coup de tête parce qu'il fait beau, que la mer est à deux heures de route, qu'on sait que l'eau sera chaude et que nous passerons une bonne journée...
Vous allez trouver que je ne suis pas très bavarde sur ce coup là, limite avare de détails et de petites blagues à deux balles. Mais que voulez vous? Une journée à la plage, y a pas à dire, ça pompe (oui, oui, plaignez-moi!)! Alors ce soir, ce sera une petite soupe et au lit!
15 novembre 2008
Dodo, l'enfant do...
On peut parfois avoir des petites surprises en allant vérifier que tout son petit monde dort bien dans son petit lit (enfin c'est ce qu'on croit!)...
lumière surréaliste... vous comprendrez que je n'ai pas usé du flash!
Heureusement que je n'ai pas commencé ma tournée par le lit vide!
Est-ce que je vous raconte aussi qu'après ça, j'ai délicatement pris Salomé pour la porter dans son lit et je me suis tout aussi délicatement pris les pieds dans la moustiquaire que j'essayais de repousser du coude pour ne pas lâcher mon petit paquet?
Mais je vous rassure, après avoir avoir un peu trébuché et un peu juré tout ce que je pouvais, je me suis rattrapée et je suis sortie de cette situation 1) sans faire tomber ma fille; 2) sans réveiller personne et surtout, 3) sans défaire mon brushing. Et hop!






























